Dans les sociétés africaines les femmes ont toujours joué un rôle prépondérant dans la stabilité de la famille et le développement économique. Toutefois, elles participent moins à la prise de décisions nationales du fait des préjugés culturels et religieux. Ainsi, la femme, du fait des stéréotypes, est souvent perçue comme mère, épouse..et est cantonnée à des activités domestiques et de reproduction (Sow, 1992). Cela prive les femmes de leur esprit d’initiative et les fait dépendre, dans les sociétés africaines, des hommes. La crise que vivent les économies africaines, la paupérisation et la réduction des ressources dans les familles poussent les femmes à s’impliquer dans la recherche de revenus devant permettre de subvenir aux besoins de la famille, en appoint de la contribution des hommes.

 

Elles sont appelées à jouer un rôle dans la création d’entreprise. Toutefois, ce qui motive les femmes entrepreneures en Afrique est la « nécessité », c’est-à-dire, la volonté de s’en sortir et de subvenir aux besoins de la famille sur le long terme. Cela en s’appuyant essentiellement sur la solidarité et l’entraide. C’est dire que les femmes entrepreneures se lancent essentiellement dans des projets de petites envergures et très souvent dans l’informel. Les femmes entreprennent prioritairement dans des activités de proximité, à l’échelon d’un territoire. On les retrouve en grande majorité dans les services aux personnes, l’hôtellerie et la restauration, le commerce, la santé, les activités récréatives, culturelles et sportives. Elles sont porteuses d’innovations sociales.

Les femmes sont confrontées à de nombreux obstacles dans la création d’entreprise : manque de formation à la création d’entreprise ; elles assurent un certain nombre de responsabilité familiales et doivent en permanence s’organiser pour concilier vie professionnelle et vie familiale ; les femmes s’autocensurent.

 

Or, pallier à ces difficultés devrait constituer une perspective importante d’auto-emploi dans les économies caractérisées par un chômage élevé.  La société africaine accepte de plus en plus les femmes entrepreneures qui les considèrent comme des « femmes capables ». Les hommes développent plus volontiers des modèles de management fondés sur l’autorité et la hiérarchie. Les femmes quant à elle utilisent généralement des modèles d’autorité négociée et la délégation. Elles sont donc plus à l’écoute, délèguent davantage et gèrent mieux les conflits. De plus, elles auront tendance à partager leur temps de travail, à s’associer à des personnes ayant des compétences complémentaires, à travailler en réseau et en partenariat.

 

La plupart des recherches sur l’entreprenariat féminin a été menée essentiellement dans les économies développées et marginalement dans les pays en développement, comme le Sénégal. Toutefois, plusieurs études ont montré qu'offrir aux femmes l'opportunité de créer une affaire aurait un impact positif sur la société, en général et sur la famille en particulier (Tayeb, 2005). Les femmes au Sénégal représentent 60 % de la population active et seulement 0,5 % d’entre elles sont des employeurs, chefs d’entreprises.  Leur faible niveau de qualification et de ressources économiques freine leur rôle d’opératrices économiques. Les difficultés d’accès au crédit et aux garanties ont pénalisé le développement de leur activité économique du fait de leurs revenus limités tirés de leur activité productive.

 

 

Notre Coopérative a pour objet d'aider et de promouvoir l'entrepreneuriat féminin au Sénégal : 
 

Favoriser et promouvoir la prise de responsabilité des femmes chefs d'entreprise dans la vie socio-économique et le renforcement de leur présence dans les instances décisionnelles au niveau local, régional et national ;

 

Promouvoir le rôle des femmes chefs d'entreprises dans la vie économique notamment auprès des pouvoirs publics ainsi que d'assurer la représentation des femmes au sein des organismes et entités publics ou privés ;

 

Promouvoir la solidarité, l'amitié et le partage d'expériences aux porteuses de projet et aux créatrices d'entreprise afin de leur apporter un soutien dans la création ou la reprise d'entreprise ;

 

Pour cela, nous mettons en place des dispositifs permettant d'échanger régulièrement, faciliter la formation, l'accompagnement et les aides financières dans le cadre de création, de développement, de partager nos expériences, de former et d'informer, de mettre en lumière des actions portées par des femmes.