Luttons contre le Harcèlement de rue.

Le sentiment d'insécurité des femmes dans l'espace public est une réalité. En France, 100% des utilisatrices des transports en commun ont déjà été victimes de harcèlement sexiste et sexuel au moins une fois. 

Le harcèlement sexuel ne se limite pas à la sphère privée et professionnelle, il se trouve aussi dans l’espace public. C’est le harcèlement de rue. Trop longtemps assimilé à de la drague ou au simple fait d’aborder quelqu'un de manière "un peu lourde", le harcèlement de rue est un véritable problème de société. Cela se traduit par des sifflements, bruits de bouche, divers commentaires, insultes et interpellations, et agressions sexuelles commis dans l’espace public (rue ou transports).

Toutes ces atteintes ont lieu sans le consentement de la personne. Rappelons que le harcèlement sexuel est défini par le code pénal comme "le fait d'imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante."

100% des utilisatrices des transports en commun harcelées au moins une fois

En 2015, le Haut conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes publiait un avis sur le harcèlement sexiste et les violences sexuelles dans les transports en commun. Selon leur étude, 100% des utilisatrices des transports en commun ont au moins une fois été victimes de harcèlement de rue. Selon ce même rapport, le harcèlement de rue "définit le phénomène de harcèlement sexiste et des violences sexuelles dans l’espace public comme étant des manifestations du sexisme qui affectent le droit à la sécurité et limitent l’occupation de l’espace public par les femmes et leurs déplacements en son sein".

 

La loi française punit désormais d’une amende allant de 90 à 750 € (voire davantage en cas de circonstances aggravantes ou récidive) le fait "d’imposer à une personne tout propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste qui soit porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante". Seule difficulté : les forces de l’ordre ne peuvent verbaliser les auteurs de harcèlement de rue que si ces derniers sont surpris en flagrant délit.

 

NOUS SOUHAITONS AUJOURD’HUI ÊTRE UNE FORCE D’ÉDUCATION POPULAIRE AU NIVEAU NATIONAL AFIN DE FAIRE ÉVOLUER LES CONSCIENCES ET CONTINUER À FAIRE RECULER LE HARCÈLEMENT DE RUE.